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Lecteur de badges sur une porte d'immeuble

Contrôle d’accès

Découvrir Vigik +

Le contrôle d’accès des immeubles change de génération. Les centrales Vigik installées depuis la fin des années 1990 devront toutes avoir été remplacées au 1er janvier 2030. Voici ce que cela implique concrètement pour votre copropriété — et pourquoi il vaut mieux s’y prendre avant l’échéance.

Rappel : à quoi sert Vigik ?

Avant Vigik, l’accès aux parties communes reposait sur le passe PTT : une clé mécanique unique, identique dans des villes entières, détenue par les facteurs et les services techniques. Une seule copie égarée compromettait des milliers d’immeubles, et rien ne permettait de savoir qui était entré.

Conçu par La Poste à la fin des années 1990, Vigik a remplacé cette clé unique par un badge sans contact à droits limités. Chaque prestataire — La Poste, les distributeurs d’énergie, les services de secours, les entreprises d’entretien — dispose de son propre badge, valable seulement quelques dizaines d’heures et rattaché à un service identifié.

Le badge se recharge sur une borne installée chez le prestataire, jamais dans l’immeuble. Perdu ou volé, il devient inutilisable en quelques jours sans qu’aucune intervention ne soit nécessaire sur place. C’est tout l’intérêt du système, et c’est ce qui a fait sa généralisation.

  • Un badge par prestataire, jamais une clé commune à tout un quartier
  • Une validité de quelques dizaines d’heures seulement, à recharger
  • Aucune intervention dans l’immeuble pour révoquer un badge perdu
  • Une centrale posée dans le hall, qui pilote le lecteur de la porte d’entrée
Porte d'immeuble équipée d'un lecteur de badges et d'un interphone

Pourquoi le Vigik historique ne suffit plus

Le principe reste excellent. C’est la technologie des badges de première génération qui a vieilli : conçue il y a près de trente ans, elle n’a pas été pensée pour résister aux moyens de copie disponibles aujourd’hui pour quelques dizaines d’euros.

Des badges duplicables

Le point faible connu du système

Le contenu des badges de première génération est lisible, et leur copie est à la portée d’un appareil du commerce. Un badge résident égaré, ou simplement approché, peut être reproduit sans que personne ne s’en aperçoive.

Peu de traçabilité

Savoir qui est entré, et quand

Les installations anciennes gardent peu de traces des passages. En cas de dégradation ou d’intrusion dans les parties communes, le conseil syndical n’a aucun élément à verser au dossier.

Du matériel en fin de vie

Une échéance déjà fixée

Le Vigik classique n’est plus commercialisé depuis janvier 2025 : les centrales installées ne sont plus qu’entretenues. Au 1er janvier 2030, elles ne seront plus admises sur le standard.

La conséquence concrète pour un immeuble non migré

Les prestataires basculent progressivement sur des badges Vigik +, qu’une centrale ancienne ne sait pas reconnaître. Passé l’échéance, un immeuble resté en Vigik classique se retrouve donc avec des accès que ni le facteur ni les services techniques ne peuvent plus ouvrir — avec le retour des solutions de contournement que Vigik avait précisément fait disparaître.

Ce que change Vigik +

Lancé en mai 2024 par l’association Vigik et La Poste, Vigik + reprend le principe du badge à droits limités et le remet à niveau : le chiffrement et l’authentification sont ceux des technologies sans contact actuelles, proches de celles du paiement.

Des badges qui ne se copient pas

Chiffrement et authentification renforcés

Le badge ne se contente plus de présenter un numéro : il dialogue avec le lecteur et prouve son authenticité. La simple lecture ne suffit plus à en fabriquer une copie fonctionnelle, ce qui referme la porte ouverte par les badges de première génération.

Des accès horodatés

Une traçabilité exploitable

Chaque passage est daté. En cas de dégradation, de dépôt sauvage ou d’intrusion, la copropriété dispose enfin d’un relevé à présenter. Ces données sont personnelles : leur conservation et leur consultation doivent être encadrées, nous vous indiquons comment.

Des droits vraiment temporaires

Le bon prestataire, au bon moment

Le badge d’un prestataire reste calé sur sa période d’intervention et se recharge chez lui, sur sa propre borne. Un badge qui sort du circuit cesse de fonctionner tout seul, sans démarche du syndic ni passage d’un technicien dans l’immeuble.

Le calendrier de la bascule

L’échéance de 2030 paraît lointaine. Elle ne l’est pas pour une copropriété : entre l’audit, le chiffrage, l’inscription à l’ordre du jour, le vote en assemblée générale et la pose, un dossier de ce type demande facilement une année complète.

  1. Mai 2024 — lancement

    L’association Vigik et La Poste ouvrent le nouveau standard. Les premières centrales et les premiers lecteurs Vigik + arrivent sur le marché.

  2. Janvier 2025 — fin de vente

    Le Vigik classique n’est plus commercialisé. Les installations déjà en place continuent de fonctionner et restent entretenues, mais plus rien de neuf n’est posé.

  3. 2025 – 2029 — migration

    La période pendant laquelle chaque copropriété organise son passage. C’est maintenant que les dossiers se montent, au rythme des assemblées générales.

  4. 1er janvier 2030 — bascule

    Les centrales de l’ancienne génération ne sont plus admises. Un immeuble non migré ne peut plus être ouvert par les badges des prestataires.

Comment se passe la migration

Moins lourd qu’on ne l’imagine : la migration porte sur l’électronique de contrôle d’accès, pas sur la porte ni sur l’interphonie. Nous commençons systématiquement par un relevé de l’existant, parce que le périmètre change beaucoup d’un immeuble à l’autre.

Ce que nous remplaçons

L’électronique et les badges

  • La centrale de contrôle d’accès du hall
  • Le ou les lecteurs de badges des accès concernés
  • Le parc de badges résidents, les anciens étant désactivés
  • Le cas échéant, l’alimentation et la temporisation vétustes

Ce que nous conservons

Tout le reste, dans la majorité des cas

  • La porte du hall et son verrouillage électrique
  • La platine d’interphonie et les combinés des logements
  • Le digicode, s’il est en bon état
  • Le câblage existant, réutilisable la plupart du temps

Le point à anticiper : la distribution des badges

C’est la partie qui demande le plus d’organisation, et rarement celle à laquelle on pense en premier. Les anciens badges résidents cessant de fonctionner, il faut recenser les logements, prévoir le bon nombre de badges par lot, organiser la remise et gérer les absents. Nous préparons ce volet avec le syndic et le gardien avant la date de pose, pour que la bascule se fasse en une seule journée.

Questions fréquentes

Sommes-nous obligés de passer au Vigik + ?

Aucune loi n’impose de date à la copropriété elle-même. C’est le standard qui évolue : le Vigik classique n’est plus commercialisé depuis janvier 2025, et les centrales de l’ancienne génération ne seront plus admises au 1er janvier 2030. Passé cette date, les badges des prestataires ne seront plus reconnus par une centrale non migrée — dans les faits, la migration n’est donc pas optionnelle, seul son calendrier l’est.

Faut-il remplacer l’interphone en même temps ?

Non, sauf si vous le souhaitez. La centrale et les lecteurs Vigik + s’installent sur l’interphonie en place et se raccordent au verrouillage existant. Le remplacement de la platine et des combinés est un chantier distinct, que nous chiffrons séparément si l’installation arrive elle aussi en fin de vie — c’est souvent l’occasion de tout reprendre en une seule fois.

Nos badges résidents actuels continueront-ils de fonctionner ?

Non. Les badges de l’ancienne génération sont désactivés lors de la bascule ; c’est précisément ce qui met fin au problème des copies en circulation. Un nouveau parc de badges est fourni et distribué aux résidents. Nous recensons les besoins par lot en amont pour que personne ne se retrouve devant une porte fermée le jour de la mise en service.

Combien de temps dure l’intervention ?

Sur un immeuble à un seul accès, la dépose de l’ancienne centrale, la pose du nouveau matériel et la mise en service tiennent généralement dans la journée. Ce qui allonge le chantier, ce sont les accès multiples — hall, parking, local à vélos, portillon de service — et la distribution des badges, jamais l’électronique elle-même.

Que deviennent les données de passage ?

L’horodatage des accès constitue une donnée personnelle. Sa conservation doit être limitée dans le temps, son accès réservé aux personnes habilitées, et les résidents doivent en être informés. Nous vous remettons ces éléments à la mise en service pour que le syndic puisse les intégrer à ses obligations RGPD.

Peut-on migrer un immeuble équipé par une autre entreprise ?

Oui, toutes marques. Nous commençons par relever la centrale en place, le type de lecteurs, le câblage disponible et le nombre d’accès à traiter. Le devis distingue ensuite ce qui est réellement à remplacer de ce qui peut être conservé — l’objectif n’est pas de tout refaire, mais de rendre l’installation conforme au nouveau standard.

Où en est votre installation ?

Nous relevons la centrale en place, le nombre d’accès et l’état du câblage, puis nous chiffrons la migration. Étude sur site et devis gratuits, à présenter tel quel en assemblée générale.